I’m Trying, I Swear…

“I tried so hard
And got so far
But in the end
It doesn’t even matter

Un court post pour mettre certaine choses au clair…

J’essaye, chaque jour d’ignorer les différences physiques entre mes parents et moi, entre la société majoritairement blanche dans laquelle je vis, entre moi et le reste du monde.

J’essaye, je vous le jure.

Mais j’en suis incapable.

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And I Wonder If You Ever Think of Me

“It’s always times like these
When I think of you
And I wonder
If you ever
Think of me”

-Thousand Miles

Une bonne nouvelle aujourd’hui, j’ai reçu une réponse attrayant à ma demande du sommaire d’antécédents sociobiologiques. En effet, après avoir fait quelques appels et envoyé quelques courriels, j’ai su que l’agence de mon adoption n’avait plus accès à mon dossier d’adoption. En fait, deux ans après l’adoption d’un enfant (internationalement), le dossier est transféré au Secrétariat de l’adoption International (SAI) du québec.

En gros, plein de papeteries, de dossiers et de passe-passe administrative. À mon grand désarroi, il semble qu’il me soit totalement impossible (car le Code Civil semble l’interdire(?), bien que je m’en sois douté vu les problèmes administratifs aux USA aussi concernant la confidentialité en adoption internationale…) de voir l’intégralité de mon dossier.

J’ai contacté le SAI, et j’ai appelé (n’ayant pas eut de nouvelles après 2 semaines…) mais on m’a dit de rappeler à la mi-février car la personne responsable était indisponible.

Eh bien, j’ai été contente de recevoir une réponse ce matin, plus tôt que prévu mais très attendu :)

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Sh*it ___ Say

Inspiré de Nigahiga (Youtube director)

Depuis quelques temps, il semble avoir une “mode” virale de vidéo sur internet intitulé : Shit [asian/____/moms/jocks etc] say.

Je crois que je vais ajouter ma référence à cette compilation.

Alors sur une note rapide (quick note), je tiens à souligner ce soir, l’irrespect et (j’espère mieux) l’ignorance de Mme Julie Snyder, célébrité de tv très connue au Québec.

Elle représente une personne modèle pour plusieurs (voire même une majorité) de téléspectateurs et pourtant ça ne l’empêche pas de porter des propos ignorants et blessants.

J’ai beaucoup de misère à accepter de “rire” et de “passer” par-dessus ses commentaires, cela ne fait qu’ajouter à ma désespération. J’ai peu de confiance en la société. J’ai peu de confiance en ce qui a trait à la dénonciation de l’autre côté de la médaille, l’autre côté à l’adoption, l’autre histoire qui n’est pas un conte de fées.

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Celle-ci, je ne sais plus si je devrais être surprise ou seulement découragée…,  présentait la nouvelle saison de Star Académie, une émission qui a pour but d’encourager les musiciens du Québec à performer sur scène divers chansons, sous forme de concours. Une des candidate, Sara May, d’origine chinoise adoptée en Chine à l’âge de deux ans, prend la parole et explique l’histoire de son adoption.

Puis, Mme Snyder en vient à la félicité (car Sara May s’est qualifiée pour le premier tour) en disant :

- Ah mon Dieu, si j’étais pas enceinte… est-ce que j’pourrais t’adopter ?

Sara May répond (déjà sous le choc d’avoir été qualifiée) :

-Ahah. Ouais, aucun problème.

Malaise tassé d’un revers de main. Fou rire de la foule.

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Mais pourquoi est-ce si drôle ?

Je pourrai commencer à analyser tout ce que ses paroles contiennent comme message. Inconsciement ou non, l’adoption est perçu comme “la dernière ressource” pour fournir un enfant à une famille.

“Si j’étais pas enceinte”.

De plus, adopter un enfant semble être banal, un peu cute, adorable.

Comme on adopte un animal, un chien de compagnie.

Ahaha c’est telllllement drôle.

Et, comment s’expliquer et éprouver son malaise (si malaise il y a)  en direct de la télévision nationale, en s’adressant à la coqueluche de tous les émissions passant à la chaîne télévisée la plus populaire (ou du moins une des plus populaires)…

Je me sens mal. J’ai mal.

Et peu importe ma soeur qui me fait signe de passer par-dessus, qui reconnaît elle aussi que ce n’étais pas drôle, mais que je devrais prendre sa moins au sérieux…

Les paroles se répètent dans ma tête, comme une chanson, un air impossible à oublier, qui se fredonne comme un chuchotement surnois qui nous prend au dépourvu chaque fois que l’on veut oublier.

Car il est certain qu’il n’y a aucun meilleur moyen pour se rappeler de quelque chose que s’efforcer de l’oublier.

J’aimerais pouvoir me fâcher sans me faire dire que je suis faible pour m’attarder sur ses paroles, que puisque cette personne est “importante”, personne ne peut être blâmer. Que ce n’est de la “faute” de personne.

Personne sauf l’ignorance, la bêtise…

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Shit people say.

I say…

Burn me once then it’s shame on you. If I let it happen twice then it’s shame on me.

- Classified.

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Protégé : Let’s face it.

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Princess of China-Coldplay

Once upon a time somebody ran
Somebody ran away saying fast as I can
I’ve got to go…got to go

Coldplay, Princess of China.

Aujourd’hui, j’essai de faire un bref résumé sur mes expériences concernant le racisme.

Mais en fait, je crois qu’il faut débuter par le coeur du problème, du malaise.

Qu’est-ce que le racisme?

Vivant et existant dans une société ou la majorité de la population est caucasienne, je sais que le privilège-blanc est bien réel et souvent, omniprésent.

Peut-être qu’en étant né et reconnu comme étant caucasien, la plupart des habitants peuvent se reconnaître comme étant une communauté distincte, partageant les mêmes valeurs, la même culture etc. Et à cause de cette communauté, le sens du privilège d’être “majoritaire”, est inconscient et plutôt peu souvent réalisé.

Étant une personne de “race” (et non pas de culture) différente, je suis née et reconnue comme étant chinoise, et peu font la distinction entre chinoise et d’origine chinoise. Je ne sais plus vraiment si je dois la faire ou non, puisqu’à tout moment, ma “culture” se fera un plaisir de me rappeler que je suis différente.

Je ressens l’envie d’aller le plus loin possible, le plus rapidement possible. Je dois y aller. Je dois y aller. Jedoisyaller.

Je ne suis pas superwoman, j’atteind mes limites. Je veux changer les choses. and so… I’ve Got to Go.

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Hurts Like Heaven-Coldplay

Yes, I feel a little bit nervous,
Yes, I feel nervous and I cannot relax,
I’m coming ’round to get us
I’m coming ’round when they don’t know the facts

Coldplay

Coldplay est une des meilleur artiste musical que j’admire et que j’adore. Dès le lancement de leur nouvel album, je l’ai écouté reprises après reprises sans repos.

Mais ce n’est pas vraiment ce dont je veux écrire aujourd’hui.

J’ai déjà parler dans mes articles précédents que j’étais intéressé à aller visionner un film intitulé : On me prend pour une Chinoise ! Dirigé par Nicole Giguère. (Voir la bande-annonce dans la section média)

J’y suis allée avec une de mes bonnes amies, K, avec laquelle je prévois de partir en voyage dans 1 an et quelque mois environ. Je n’étais pas certaine que cela puisse l’intéressé au début, mais je suis contente d’avoir été accompagné et d’avoir pu discuter longuement avec elle.

Depuis quelque jours, il semble que j’exprime un désir intense de rédiger mes pensées et mes réactions. Je crois que j’ai encore besoin d’extérioriser et ça fait grandement du bien.

J’aimerais bien avoir du “feedback” mais je pense en même temps qu’il est encore plus impersonnel d’écrire pour les attentes d’un public, pour l’instant je me contenterai du silence de mes articles. (Peut-être la structure horrible de mes phrases et les 100001 fautes d’orthographe font fuir les internautes qui sait…)

Mais peu importe, j’ai assisté à la présentation du film à québec pour la première fois et je tenais à écrire un article ce soir même, alors que ma mémoire était encore fraiche et qu’il me restait un peu d’adrénaline dans le corps.

Commençons par le commencement.

Cette fin de semaine, j’ai jasé avec ma mère de l’adoption. Chaque fois qu’il faut que je m’embarque dans des conversations sur ce sujet, l’atmosphère est un peu tendu, sans être nécessairement désagréable. Nous avons parlé de mes projets de voyage en Chine avec K. Nous avons aussi parlé du fait que j’allais visionner le film en question.

Auparavant, j’avais pensé de ne pas lui expliquer que j’allais voir un film sur l’adoption, mais j’ai réalisé que c’était plutôt inutile de vouloir lui cacher puisque ça ne me dérangeait pas d’en discuter avec elle.

Nous avons vraiment pris la peine de discuter de thèmes affectant l’adoption international tels le racisme, les parents biologiques, l’abandon, la recherche des origines, la question d’identité etc.

J’adore discuter et proposer des arguments tout en écoutant les arguments des autres.  Mais tout cela fait avec respect et passivement bien sûr. J’adore les conversations qui font en sorte de faire sortir les valeurs et les convictions des personnes. Rien de plus ennuyant que deux personnes qui accepte sans argumenter, malgré ses valeurs et ses opinions. Dans ce cas-ci, le manque flagrant de conviction morale et d’action envers cette même conviction est désolant, IMO…

Tout ça pour dire, j’ai bien apprécié le film car :

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Iris-Goo Goo Dolls

And you can’t fight the tears that ain’t coming
Or the moment of truth in your lies
When everything seems like the movies
Yeah you bleed just to know your alive.

<

Hum. Déjà un moment que j’espérais pouvoir écrire un article sur la manière dont la société perçoit les personnes adoptées qui sont nées dans un pays du tier-monde.

Ou dans un pays moins développer que le Canada et les États-Unis.

En fait, j’ai lu à plusieurs reprises des articles de périodiques ou de journaux écrit, par des gens non adopté bien sûr, qui racontait comment c’était sage et bon d’adopter un enfant qui n’avait pas les ressources nécessaires à une bonne qualité de vie.

À leur humble avis, adopter un enfant abandonné dans ces pays sans ressources, sans éducation *élite comme celle des Canadiens, sans famille était un acte digne de Dieu(pas d’offense à ceux et celles qui sont religieux). Les parents sauvaient les enfants d’une vie de misère et de tristesse.

En gros, les enfants adoptés devaient être reconnaissant de s’être fait adopté par une famille stable, relativement aisée financièrement (car les agences d’adoption prennent en compte le statut financier des futurs parents) et très “supérieur” à ses paysans qui abandonnent leur enfant.

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Somewhere Only We Know/-Keane

“Oh simple thing where have you gone, I’m getting old and I need something to rely on, So tell me when you’re gonna let me in, I’m getting tired and I need somewhere to begin.”

Keane

Aujourd’hui c’est Halloween, fête que j’aimais particulièrement étant enfant, comme la plupart d’entre-nous d’ailleurs. Étant sur le point d’avoir 19 ans, je pense que notre famille n’est plus dans l’esprit de décorer notre maison, mais nous avons quand même acheter pleins de bonbons au cas où. De toute manière, si ce n’est pas les enfants qui vont venir en manger, ma soeur et moi allons simplement nous en emparer.

Ah, comme il semble trop facile de vivre comme un enfant il y a de ça quelques années. Je pense qu’il me vient plus en plus souvent l’idée que je mes dernières années libres et sans soucies viennent de passer sans que je m’en sois rendue compte. Mais j’imagine que c’est la beauté des choses.

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Iridescent/ Linkin Park

“You were waiting on the edge of the Unknown, You were there, impossibly alone.”

Linkin Park – Iridescent

En me relisant aujourd’hui, j’ai reconnu à quel point je semble écrire ces articles pour les autres plus que pour moi. J’évite beaucoup les ennuis et les conflits en général dans la vie de tous les jours car ils m’apportent beaucoup d’inconfort et d’insécurité. Je tends a analyser beaucoup trop les situations avant de pouvoir vraiment réagir correctement. Ainsi je suis de retour sur le blog, après un bon été de congé.

Mais bref, je pense qu’il est encore très bizarre pour moi d’écrire et de penser que quelqu’un pourrait lire cela. En fait, ça ne devrait pas m’inquiéter qu’une personne qui me connaît un peu plus puisse comprendre mes opinions un peu mieux (en lisant les articles) mais tout de même, je crains les critiques. Peut être parce que je crois que j’ai tords de m’en faire pour autant parfois, probablement parce que, 9 mois plus tard, beaucoup de questions n’ont pas été répondues et beaucoup de réponses tardent.

Ces derniers mois, j’ai pu confronter miss A (voir article précédent) pour lui faire voir un peu plus clair(…), j’ai pu m’ouvrir à mes parents un peu plus, pour leur faire part de mes plans futurs vis à vis mes parents biologiques (sujet qui a d’ailleurs pris une grande partie de mon temps cet été), j’ai pu parler à mes amies plus ouvertement à propos des difficultés que j’ai rencontré (et que je rencontre …) face à mon adoption et elles aussi se sont ouvertes à en discuter.

Alors par où commencer ?

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Summer

Summer.

Vacation.

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